La Mélanésie est l’un des trois grands groupes « traditionnels » d’îles de l’océan Pacifique qui, ensemble, forment l’Océanie.Originaires d’Asie, les racines des Mélanésiens proviennent des peuples Austronésiens, arrivés dans les îles vers 1 500 à 2000 ans avant notre ère. La Mélanésie regroupe la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, le Vanuatu, la Nouvelle-Calédonie, et les îles Fidji.

Les îles peuplées par les descendants des premiers Papous, et par les peuples d’origine Austronésienne, composent la Mélanésie.

D’une couleur de peau légèrement plus claire, ces nouveaux arrivants Austronésiens ont repoussé vers l’intérieur des terres, et vers les îles les plus proches, les Papous originels, à la peau très foncée. Les Mélanésiens et les Mélanésiennes sont les habitants autochtones de la Mélanésie. Ils sont majoritaires en Mélanésie et sont situés dans une vaste zone allant de la Nouvelle-Guinée jusqu’aux îles de Vanuatu et Fidji

Les diverses vagues migratoires, ainsi que les brassages de populations, ont apporté des nuances importantes dans les catégories de Mélanésiens qui sont décidément très variées, tant en termes de physique, que de cultures et de langues.

Malgré un peuplement relativement récent, la Nouvelle-Calédonie a connu des époques riches en événements marquants qui ont forgé l’histoire du pays : Sa découverte par le navigateur britannique James Cook en 1774, l’arrivée des missionnaires, l’époque coloniale, les révoltes kanaks, en passant par l’épisode pénitentiaire, le boom minier, le choc culturel américain et les années 80, qui aboutiront aux accords de Matignon.

Aujourd’hui apaisée, la Nouvelle-Calédonie est une terre de partage que les visiteurs prendront plaisir à découvrir.

La Nouvelle-Calédonie compte environ 270 000 habitants. La grande majorité habite Nouméa et le Grand Nouméa, qui regroupe Mont-Dore, Dumbéa et Païta, et représente plus de 180 000 personnes. Le reste de la population est réparti en brousse (tout ce qui n’est pas Nouméa) en Province Nord, en Province Sud et dans les îles. C’est une population jeune, constituée par les Kanak, le peuple mélanésien, et les Calédoniens ou Caldoches, issus des colons européens et des générations d’anciens bagnards, arrivés il y a plus de 150 ans. Les Polynésiens, Wallisiens, Vietnamiens, Indonésiens, Antillais, Kabyles, Indiens, complètent le tableau, et donnent à la population son caractère métissé.

Dotées d’un riche passé et d’un mélange pluriethnique, la culture et les traditions de la Nouvelle-Calédonie sont aussi intéressantes que diversifiées. La culture mélanésienne kanak est cependant la plus enracinée, avec ses rites et traditions, ses danses et ses cérémoniaux.

Le Grand-Chef est l’autorité la plus élevée sous laquelle sont placées une ou plusieurs tribus. Elles sont représentées quant à elles par les chefs (ou Petits-Chefs) et le conseil des anciens. Dans les tribus indépendantes, le Chef est l’autorité coutumière principale. Une chefferie (ou tribu) est composée de plusieurs clans qui chacun regroupe les foyers familiaux et les individus. Le conseil des anciens se compose des chefs de clan, désignés par le droit d’aînesse. Les grands clans sont le regroupement de « sous-clans » issus de la même branche généalogique et qui peuvent se répartir sur plusieurs tribus différentes.

Les positions sociales étant définies, les personnes, les familles, les clans ou les chefferies ont une appartenance et une relation à un groupe. L’individualité n’existe dans la société kanak que dans la place que lui confère son rang dans le groupe. Il pourra s’y exprimer vers son ainé qui résoudra la requête ou la transmettra vers son propre ainé ou en conseil à son propre groupe. Les décisions sont collectives et s’établissent autour de la décision de l’ainé ou du chef qui parle généralement en dernier après avoir écouté le groupe.

La naissance

Capture d’écran 2017-03-14 à 16.02.48Entrer dans la coutume

La venue au monde de l’enfant kanak est son premier pas pour entrer dans la coutume.

Lors de la naissance, la mère de l’enfant, fille ou garçon, lui transmet le sang de ses frères et de la lignée matriarcale. Les frères de la mère deviennent ses oncles maternels et lui insufflent la vie. Chaque être kanak est ainsi profondément lié à son clan maternel et à ses oncles.k

Le clan paternel, quant à lui, transmet le nom du clan et la terre. La plupart du temps, les deux sont étroitement liés, car le nom découle souvent du toponyme de la terre ancestrale.

Lorsqu’un garçon naît, c’est la chance pour le clan de pouvoir pérenniser le nom et la lignée. L’homme est attaché à la terre et à son nom. Naître garçon signifie que notre racine est irrémédiablement liée au tertre familial et à l’espace clanique qui y est attaché. Dès la naissance, l’enfant trouve son rang et son rôle dans la société parmi ses pères s’il est l’aîné ou parmi ses frères aînés lorsqu’il est cadet. Souvent, son rôle dépend de son droit d’aînesse, mais aussi du prénom que lui donne les anciens du clan.

Lorsqu’une fille naît, le clan sait qu’il pourra renforcer et élargir les alliances avec les autres clans. Le destin d’une fille kanak est de quitter le clan pour tisser les liens sociaux lors des mariages. Ainsi, elle apportera le sang et la vie de sa lignée dans un autre clan, assurant ainsi la place de maternels à ses frères et à son clan. Avoir une fille, c’est aussi savoir que le clan subira un déficit démographique à son départ…

La hutte traditionnelle kanak de Nouvelle-Calédonie est représentative de l’architecture de la culture kanak. Près de 40% des habitants de l’île sont Kanaks. Les caractéristiques de la hutte traditionnelle représentent l’organisation et le mode de vie des tribus. Pour les Kanaks, l’espace est divisé entre des locaux réservés aux hommes importants et d’autres résidences placées plus près des femmes et des enfants. Cet arrangement est toujours utilisé lors des rassemblements, mais aucune discrimination spatiale officielle n’existe entre les communautés. Les Kanaks évitent d’être seuls dans des espaces vides.

A l’intérieur de la hutte, un foyer est construit sur le sol entre l’entrée et le poteau central qui définit un espace de vie collectif recouvert de nattes faites de feuilles de pandanus et d’un matelas de feuilles de cocotier. La hutte ronde est la traduction physique et matérielle de la culture mélanésienne et des relations sociales au sein du clan.

Chaque morceau de bois, et où il est placé dans le bâtiment, a une utilité, de même que chaque membre du clan a une place et une fonction dans la structure sociale. Les jointures représentent des alliances, les relations entre les membres de la communauté.La structure de la seule porte fait environ 1,50 m, ce qui nécessite que le visiteur qui pénètre ou quitte la hutte se baisse et se prosterne en signe de respect pour les habitants de la hutte.

En 1984 un drapeau composé de trois bandes horizontales bleu, rouge et vert surmontées d’un cercle jaune légèrement décalé sur la gauche et comportant en son centre, en ombre chinoise, une flèche faîtière de case traditionnelle kanak percée d’une toutoute. Ce drapeau est hissé pour la première fois à la tribu de La Conception par Jean-Marie Tjibaou le 1er décembre 1984

  •  La couleur bleu est la couleur de l’azur, celle du ciel et de la mer, de l’immensité et de la transparence.
  •  La couleur rouge est la couleur du feu et du sang. Elle représente la force vitale, la chaleur et l’amour ardent, le sang versé, les vertus guerrières, les forces libératrices, c’est la couleur de la révolution du peuple et du socialisme, c’est aussi le symbole de l’union des clans par le lien utérin et donc de l’unité kanak.
  •  La couleur verte est la couleur de la terre, de notre planète. C’est la couleur du règne végétal et des eaux vives, elle représente « les verts pâturages », la nourriture, la paysannerie, le monde rural.
  •  Le cercle central jaune d’or signifie que les rayons de l’aurore transforment le Pays Kanak en Île de lumière et éclaire la flèche faîtière de la grande case, symbole de l’édification de la société kanak
  • Cette flèche faîtière à toutoute stylisée est un symbole largement utilisé notamment dans des emblèmes de collectivités locales contrôlées par les indépendantistes et majoritairement peuplées de Kanak ainsi que sur les drapeaux des provinces  Elle représente le « frère aîné », à savoir le chef de clan, ou, aux Îles Loyauté, le grand chef du district, 

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gretaarchitecture

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