LA CIVILISATION DE MAYA

La civilisation maya est une ancienne civilisation de Mésoamérique principalement connue pour ses avancées dans les domaines de l’écriture, de l’art, de l’architecture, de l’agriculture, des mathématiques et de l’astronomie.”

Les Mayas constituent un groupe culturel varié d’Amérindiens vivant dans le sud du Mexique et le nord de l’Amérique centrale (Guatemala, Belize, avec de petites minorités au Honduras et au Salvador).

Guatemala : Entre 5 474 377 et 9 376 904 …

Mexique : 759 000 (2005)

Belize : 36 507 (2010)

Histoire de la civilisation Maya

La civilisation maya est l’une des plus anciennes civilisations d’Amérique. Civilisation précolombienne d’Amérique centrale, elle a connu son apogée entre 200 et 900 après J.-C. Les Mayas étaient installés sur la péninsule du Yucatán, au sud du Mexique. Retour aujourd’hui sur cette civilisation mystérieuse et sur ses principales caractéristiques.

En traversant les contrées d’Amérique centrale, les conquistadores espagnols sont passés à proximité des plus grands centres mayas sans en soupçonner l’existence. L’Empire aztèque était alors à son apogée, et la civilisation maya en pleine décadence, ses grandes citées ayant été abandonnées cinq siècles auparavant. Reconstituer l’histoire des Mayas est une quête difficile, car les manuscrits hiéroglyphiques ont quasiment tous été détruits par les prêtres espagnols au XVIème siècle. Seuls quatre codex ont traversé les âges. L’étude de la civilisation maya a pu se faire grâce aux fouilles d’une centaine de sites archéologiques dégagés de la végétation tropicale et par l’observation ethnologique des populations actuelles telles que les Lacandons qui ont su préserver d’anciennes coutumes.

Religion et cosmos dans la civilisation maya

Les Mayas étaient polythéistes. Bien qu’on ignore encore beaucoup de leur religion, on sait qu’ils pensaient que le cosmos était composé de trois entités différentes : le monde inférieur, la terre et le ciel. De plus, ils possédaient de nombreuses créatures allégoriques, symbolisant la pluie, la force céleste, la foudre ou le vent. Deux types de créatures étaient répandus. En premier lieu, celles au nez court avec des attributs félins et solaires. Ensuite, celles au nez plus allongé, associées aux reptiles et à la terre.

Les cycles de la création et de la destruction étaient au cœur des croyances des Mayas. Ils croyaient en effet en la récurrence des cycles terrestres et célestes, d’où leurs allégories du soleil et de la terre. De fait, leurs rituels et cérémonies étaient liés à ces cycles. C’était d’ailleurs au prêtre de les interpréter et d’émettre des prophéties, sur le passé comme sur l’avenir. Quand ces dernières prévoyaient des temps sombres, il fallait alors faire des sacrifices pour apaiser les dieux. Dans ce sens, le roi était le garant de l’équilibre du cosmos et devait donc faire attention au bon déroulement des sacrifices.

les dieux Mayas

  • Itzamna , fils de Hunab, dieu du ciel, de la nuit et du jour a donné aux hommes l’écriture et le calendrier.
  • Chac , dieu de la pluie, du vent, du tonnerre et de la foudre, et par extension de la fertilité et de l’agriculture.
  • Yumtaax , dieu du maïs et de l’agriculture.
  • Ah Puch , dieu de la mort.
  • Ek Chuah , dieu de la guerre.
  • Xaman Ek , dieu de l’étoile polaire, guide et protecteur des marchands.
  • Buluc Chabtan , dieu de la mort soudaine et du sacrifice
  • Ix Chel , déesse des inondations et des orages, épouse d’Itzamna.
  • Ix Tab , déesse du suicide.

Les sacrifices

La civilisation maya est en effet très connue pour ses sacrifices humains. Ces derniers étaient réalisés dans le but de préserver les humains, ainsi que les dieux. De plus, on pensait qu’il était possible de recevoir en retour un pouvoir surnaturel ou une faveur. Parmi les sacrifices, on retrouve la décapitation, l’arrachage du cœur ou – le plus attesté – l’autosacrifice. Ce dernier consistait en une automutilation, comme par exemple se couper l’oreille, le lobe ou encore la langue. Chaque sacrifice se déroulait en deux étapes. Premièrement, l’exécution à proprement parler du sacrifice, et ensuite, l’offrande. Lors de cette dernière, on présentait un ruban taché du sang du sacrifié dans un bol. Enfin, on sacrifiait aussi les animaux : oiseaux, serpents, poissons, jaguars, etc.

Géographie et carte du territoire Maya

Le territoire Maya (400 000 km2) s’étend sur les états actuels du Guatemala, du Belize, une partie du Mexique (états du Yucatan, du Campèche, du Quintana Roo et du Chiapas), une partie du Salvador et du Honduras.

Classiquement, il se subdivise en trois grandes régions :

les Hautes Terres : au relief montagneux et climat tempéré, elles joueront un rôle prépondérant au Pré-classique,

les Basses Terres du Sud : recouvertes d’une forêt tropicale dense et humide, elles seront le cœur de la civilisation Classique,

les Basses Terres du Nord : dépourvues de cours d’eau, recouvertes d’une végétation éparse et au climat sec, elles connaîtront leur apogée au Postclassique.

Les 3 grandes périodes de la civilisation Maya

L’histoire de la civilisation maya est classiquement découpée en trois grandes périodes :

Pré-classique de -600 à +300 : la formation (Kaminaljuyù, Uaxactùn, Izapa, …),

Classique de 300 à 900 : l’apogée (Copán, Tikal, Palenque, Uxmal, Bonampak, …),

Postclassique de 900 à 1500 : le déclin (Chichen Itza, Tulum, Mayapán, …).

Les premiers peuplements mayas connus se situent dans l’actuel Belize vers 1000 av.J.C. Entre 600 et 500 av ;J.C., ils s’installent dans une région comprise entre le Mexique et le Guatemala. C’est là, dans cette région à la végétation dévorante, où tout semble hostile à l’homme que vont surgir les plus belles cités : Tikal et Palenque qui connaissent leur apogée entre 300 et 900.Mais ce défi à la nature devait avoir une fin au IXème siècle lorsque les grands centres furent abandonnés pour le Yucatan et les cités de Chichen Itza et Uxmal. Plusieurs causes ont été évoquées pour expliquer cette migration : changement climatique, guerres intestines, épuisement du sol, lassitude des paysans à lutter contre l’emprise de la forêt. A la fin du Xème siècle, les vestiges de la civilisation maya sont largement fécondés par l’apport culturel des Toltèques récemment arrivés. Vers la fin du XIIème siècle, des querelles intestines entraînent la décadence de Chichen Itza. La dernière cité maya indépendante tombera aux mains des espagnols en 1697.

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gretaarchitecture

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