Le Maroc

Introduction (« Dieu, la Patrie, le Roi »)

Le mot « Maroc » est issu du berbère Ameṛṛuk, en tifinagh :, étant le diminutif de « Amurakuc », nom originel de « Marrakech », et lui-même issu du berbère (amour n wakouch) qui signifie en berbère « terre/partie de Dieu », ou « terre sacrée ».

Le nom français Maroc dérive, quant à lui, du nom portugais de Marrakech, Marrocos, prononcé avec l’accent du Portugal Marrocosh 

Le Maroc était connu sous le nom de royaume de Marrakech, sous les trois dynasties qui avaient cette ville comme capitale. Puis, sous le nom de royaume de Fès, sous les dynasties qui résidaient à Fès. Au xixe siècle, les cartographes européens mentionnaient  toujours un « royaume de Maroc », en indiquant l’ancienne capitale « Maroc » (pour Marrakech). Sous la dynastie des Alaouites, toujours au pouvoir, le pays est passé de l’appellation d’« Empire chérifien » à celle de « royaume du Maroc » en 1957, le sultan Sidi Mohammed ben Youssef en devenant le roi, en tant que Mohammed V. Il peut être aussi surnommé « Royaume chérifien », en référence au souverain alaouite, descendant du prophète de l’islam Mahomet, qualifié de « chérif ».

Il est situé au nord-ouest de l’Afrique.

Géographiquement, il est notamment caractérisé par des zones montagneuses ou désertiques et est l’un des seuls pays  avec l’Espagne et la France  à comporter des rives sur la mer Méditerranée d’un côté et l’océan Atlantique de l’autre. Sa population est de près de 34 millions d’habitants (recensement de 2014 )Les langues officielles du Maroc sont le berbère et l’arabe classique qui se décline lui-même en plusieurs dialectes parlés selon les régions, comme les parlers hilaliens dans les plaines occidentales par exemple. Le pays considère comme autres langues culturelles le français et l’espagnol (au Sahara occidental), ainsi que l’anglais en expansion chez les jeunes générations.Même si la grande majorité de sa population est musulmane avec un fond ethnique berbère prédominant, le Maroc se veut un pays multiculturel de par ses contacts multiples et plus ou moins importants tout au long de son histoire, notamment avec les Phéniciens, les Romains, les Byzantins, les Vikings, les Arabes, les Portugais, les Ottomans, les Africains subsahariens, les Espagnols et les Français.

L’état civil marocain n’autorise pas de nombreux prénoms que des parents marocains souhaitent donner à leurs enfants pour des raisons de « rupture avec l’identité marocaine ». Alors que cette mesure concernait surtout les prénoms berbères, elle « est de plus en plus élargie aux appellations d’origine arabe, liés à l’islam ou parfois inspirés des célébrités de cinéma

La Marche verte est une grande marche pacifique partie du Maroc le 6 novembre 1975 vers le Sahara espagnol (actuel Sahara occidental, disputé avec le Front Polisario), lancée par le roi marocain Hassan II dans le but de le récupérer, car considéré comme faisant historiquement partie du Sahara marocain. Elle mobilisa environ 350 000 volontaires civils marocains.

La Marche a fait suite à l’avis consultatif de la Cour internationale de justice rendu sur demande de Hassan II, cet avis reconnaissant des liens d’allégeances partiels, mais niant tout lien de souveraineté et reconnaissant le droit à l’autodétermination

Le Sahara occidental est un territoire où le processus de décolonisation n’est pas achevé selon l’ONU qui le considère comme non autonome, c’est-à-dire que sa population ne s’administre pas encore complètement elle-même, et sans autorité administrante, c’est-à-dire qu’aucune puissance n’y exerce de tutelle légitime. Il est de facto contrôlé à 80 % par le Maroc et à 20 % par le Front Polisario. La légitimité de la prise de contrôle de facto de la majorité du territoire par le Maroc n’est pas reconnue par l’ONU, qui ne reconnaît pas non plus la légitimité de la proclamation de République arabe sahraouie démocratique (RASD) en 1976 par le Front Polisario.

Les Forces armées royales marocaines, peu avant, étaient intervenues dans l’Est du territoire pour occuper plusieurs points stratégiques et, le moment venu, ont été présentes autour de volontaires marocains.

Le 6 novembre est devenu le jour d’une fête nationale au Maroc.

Le drapeau : 

Le fond rouge du drapeau marocain est la couleur des Alaouites. L’étoile à cinq branches représente le « sceau de Salomon ». C’est par un dahir le 17 novembre 1915, que le sultan marocain Moulay Youssef décida d’ajouter une étoile représentant le sceau de Salomon (Souleyman en langue arabe)

Quant à la couleur verte de l’étoile, elle est synonyme d’espoir et de courage.

Principaux monuments historiques et patrimoine culturel : 

Le mausolée Mohammed-V à Rabat.

Le mausolée Mohammed-V est un tombeau royal situé à Rabat, capitale du Maroc. Il se trouve sur l’esplanade de la tour Hassan et en surplomb de l’embouchure du fleuve Bouregreg. Le mausolée abrite les tombes du roi Mohammed V ex-sultan Sidi Mohammed ben Youssef  et de ses fils, le prince Moulay Abdallah et le roi Hassan II. Conçu par l’architecte vietnamien Eric Vo Toan, il a été construit entre 1961 et 1971, soit 10 ans de travaux auxquels collaborèrent 400 artisans marocains. L’édifice est caractérisé par son architecture marocaine classique.

Depuis 2012, il fait partie de l’ensemble des sites de Rabat inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en tant que bien culturel.

La tour Hassan à Rabat.

La tour Hassan est une tour emblématique de Rabat, capitale du Maroc, constituant le minaret d’une mosquée du xiie siècle inachevée. La tour Hassan est construite avec une pierre de couleur rouge dans le style caractéristique des palais et édifices religieux du Maroc. À l’intérieur, pas d’escaliers typiques des minarets mais des rampes d’accès permettant au muezzin d’arriver au sommet à cheval pour l’appel à la prière.

Avec ses quatre façades sculptées dans la pierre, chacune avec une ornementation différente, la tour Hassan ressemble beaucoup au minaret de la Koutoubia, à Marrakech, ou à la Giralda de Séville, en Espagne.

Près du minaret, on peut découvrir les vestiges de la mosquée inachevée avec ses murs en ruines et près de 200 colonnes qui devaient soutenir le toit de l’édifice. Ces colonnes furent pratiquement toutes détruites lors du tremblement de terre de 1755.

Le sultan Yacoub El Mansour de la dynastie des Almohades projetait de construire la plus grande mosquée du monde musulman, après celle de Samara en Irak.

On ignore beaucoup de choses de cette œuvre gigantesque à commencer par son nom dont on ne connaît pas l’origine : nom du lieu, nom d’une tribu ou nom du maître d’œuvre. Pour certains historiens du xviiie siècle, notamment espagnols, l’architecte serait un dénommé Jabir ibn Aflah, latinisé au xvie siècle sous le nom de Guever, Sévillan mort vers l’an 1197 qui aurait conçu à l’identique la Giralda de Séville, la Koutoubia de Marrakech et le minaret de la mosquée Hassan de Rabat. Cette hypothèse n’a jamais été confirmée. Pour la grande majorité des historiens, l’architecte Ahmad Ben Baso, concepteur de la mosquée Koutoubia et de la Giralda de Séville, sous le même modèle, est aussi l’architecte de la tour Hassan. Une tierce hypothèse plus logique retient la coopération de plusieurs architectes dont les plus éminents sont Ahmad Ben Baso et Jabir Ibn Aflah. La seule certitude historique est la date de début des travaux, 1196, et le nom du commanditaire. Les travaux furent abandonnés après la mort du sultan Yacoub El Mansour, en 1199. Le minaret devait culminer à plus de 60 m, mais n’atteignit que 44,3 m. La mosquée Hassâne ou Hassan fut donc improprement appelée tour Hassan. La colonnade de l’édifice fut endommagée lors du tremblement de terre de Lisbonne de 1755, qui détruisit entièrement le dôme de la tour.

Le palais de la Bahia

Le palais de la Bahia, ( en berbère, Bāhiya, la belle, la brillante) est un ancien palais du xixe siècle de huit hectares de style mauresque / islamique, à Marrakech au Maroc. Actuel musée, il est un des chefs-d’œuvre de l’architecture marocaine et de l’art marocain, un des monuments majeurs du patrimoine culturel du pays, et un des principaux lieux de tourisme au Maroc

Le palais est étendu sur près de huit hectares, avec mosquée, mausolée, hammam, harem, écuries… Il est constitué d’une vaste succession d’environ 150 pièces richement décorées de marbre, de moucharabiehs, de sculptures et peintures sur bois de hêtre et de cèdre, de stuc, de zellige, des premiers vitraux du Maghreb, abritées dans des bâtiments hétéroclites, plusieurs fois modifiés au cours du temps, organisés autour de nombreuses cours, patios, jardin islamique et jardins andalou-hispano-mauresque verdoyants, luxuriants, rafraîchissants, plantés d’orangers, de bananiers, de cyprès, d’hibiscus, de jasmins…, irrigués par khettaras

Enceintes de la ville de Rabat.

Les enceintes et fortifications de Rabat, capitale du Maroc, font amplement partie de son patrimoine historique. La ville a été délimitée au cours de son histoire par trois enceintes principales, construites successivement à la fin du xiie siècle, au début du xviie siècle et au début du xixe siècle, respectivement sous la dynastie des Almohades, par les Morisques et sous la dynastie des Alaouites.

Kasbah des Oudayas 

La kasbah des Oudaya(s), ou Oudaïa(s), est un ancien camp militaire fortifié situé à Rabat et bâti au XIIe siècle. Depuis 2012, la kasbah est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco . On y trouve notamment un des premiers palais bâti par la dynastie royale des Alaouites, toujours régnante.

Mosquée Koutoubia 

La mosquée Koutoubia est un édifice religieux construit au xiie siècle à Marrakech, Maroc. Elle est la plus grande mosquée de la ville. Son architecture et son décor ascétique reflètent l’art des Almohades.

Une première mosquée fut construite en 1148 par le sultan Almohade Abdelmoumen après avoir conquis Marrakech. Il reconstruira une deuxième version de taille semblable vers 1158. Celle-ci est la version actuelle, la première ayant été démolie. Yacoub Al-Mansour finalisera la construction du minaret vers 1195. La Koutoubia est considérée comme un important exemple d’architecture almohade et de l’architecture des mosquées marocaines de manière générale. Le minaret de 77 mètres est décoré de différents motifs géométriques et surmonté d’une flèche et d’orbes métalliques. Il a probablement inspiré d’autres bâtiments tels que la Giralda de Séville et la tour Hassan de Rabat, qui ont été construits peu de temps après à la même époque. Le minaret est également considéré comme un repère urbain et un symbole important de Marrakech.

Site archéologique de Volubilis

Volubilis est le vestige d’une ville romaine construite sur l’ancien site d’une ville punico-berbère, qui fut capitale du royaume de Maurétanie, située dans la plaine du Saïss au Maroc, sur les bords de l’oued Rhoumane, rivière de la banlieue de Meknès, non loin de la ville sainte de Moulay Driss Zerhoun où repose Idriss Ier, fondateur de la dynastie des Idrissides.

Partiellement découverte de nos jours, la cité antique éclot à partir du iiie siècle av. J.-C. en tant qu’établissement punique et se développe rapidement à partir du moment où elle entre dans le giron romain, pour dépasser une superficie de 42 hectares.

La parure monumentale de la ville se développe particulièrement au iie siècle, à la suite de l’enrichissement économique de la région. Située dans une région aux riches potentialités agricoles, cette ville vivait du commerce de l’huile d’olive. En effet, dans ses ruines de nombreux pressoirs à huile sont présents. Cet enrichissement se traduit également dans l’architecture privée par la construction de vastes villas pourvues de belles mosaïques, la cité apparaissant comme « un centre de rayonnement de la civilisation romaine en Maurétanie Tingitane » selon Brahmi.

La région, jugée indéfendable, est abandonnée par les autorités impériales romaines en 285. La ville, communauté urbaine christianisée, puis cité musulmane, continue d’être habitée pendant sept siècles. La dynastie idrisside y est fondée au viiie siècle. Au xie siècle le site est abandonné et la population est transférée à 5 km de là, vers la cité de Moulay Driss Zerhoun. La ville ne subit pas de dégradations conséquentes semble-t-il jusqu’à un tremblement de terre au milieu du xviiie siècle. Par la suite, les ruines sont utilisées comme carrière, en particulier pour les constructions de Meknès.

Identifié plus tardivement au xixe siècle, le site fait partie du patrimoine protégé du Maroc depuis 1921. Le site fait l’objet de fouilles archéologiques depuis le début du xxe siècle et la moitié seulement en est dégagée à ce jour. La qualité des trouvailles et du site a abouti à son classement sur la liste du patrimoine mondial par l’UNESCO. « Exemple éminent d’un ensemble architectural illustrant l’organisation de l’administration punique, pré-romaine et romaine en Afrique, [Volubilis] est aussi le lieu de permanence des sociétés qui ont habité le Maghreb extrême » selon Limane, Rebuffat et Drocourt.

Les habitations :

Les maisons de style occidental un peu partout dans le pays (surtout dans les grandes agglomérations), les maisons typiques marocaines sont conçues pour la simplicité et l’économie. Elles sont beaucoup moins coûteuses à construire et à entretenir qu’une maison classique occidentale.

Les matériaux utilisés : 

D’une manière générale, contrairement à d’autres pays, le Maroc ne dispose pas d’un bon approvisionnement en bois. Les arbres sur place sont plus petits et moins droits, donc le bois doit être importé. En raison de cela, la plupart des maisons au Maroc sont construites avec des matériaux plus facilement disponibles. Traditionnellement, dans les régions arides du Maroc, les maisons sont construites avec des briques faites d’un mélange de boue et de paille. Beaucoup de petits villages 

Dans les régions plus fraîches et humides, mais aussi dans les villes les plus modernes du sud, une grande partie de la construction se fait avec des briques modernes couvertes avec du ciment. Dans l’image ci-dessous, regardez les briques des murs intérieurs. Ceux-ci seront bientôt couverts avec du ciment, comme le bâtiment plus loin qui attend d’être peint.

dans le sud du Maroc continuent d’utiliser ces techniques.

Mis à part le coût, il y a un autre avantage de construire des maisons de terre : diminuer le risque d’incendie. Il y a cependant des inconvénients. Contrairement à la maison classique occidentale, la maison typiquement marocaine n’a pas de chauffage ou de climatisation. Avec des températures dans le désert atteignant parfois 50°, les maisons en terre ont tendance à retenir la chaleur en été et à résister au chauffage en hiver.

Les toitures :  

Le Maroc étant principalement un pays d’accueil chaleureux et de paysage aride, les toits ou les terrasses sont un must. Non seulement ils sont nécessaires pour le séchage des vêtements, mais dans les régions méridionales très chaudes, beaucoup de gens y dorment le soir pour échapper à la chaleur de la maison.

Les Riads :

Les riads sont les maisons traditionnelles des médinas marocaines ouvertes sur une cour intérieure ponctuée d’arbres, d’une fontaine ou d’une piscine.

Une médina ( la ville ancienne, donc la vieille ville), désigne la partie ancienne d’une ville par opposition aux quartiers modernes de type européen.

On en retrouve également au Portugal, en Espagne, en Egypte, en Tunisie, en Algérie etc..

     Médina de Marrakech                       Médina de Fès 

Le riad oppose à la rue des murs sans fenêtres. Les pièces de la maison haute d’un ou plusieurs étages sont ouvertes sur un patio planté d’arbres parfois arrosé d’une fontaine (ou aujourd’hui d’une piscine). Le riad fournit à ses occupants l’intimité et abaisse la température à l’intérieur du bâtiment. Ces maisons s’inspirent de l’architecture arabo-andalouse et évoquent l’atrium romain ou les jardins persans.

Généralement haut de un à cinq étages, les riads sont entièrement refermés sur l’intérieur, isolés par de hauts murs neutres et austères, avec un minimum d’ouvertures pour protéger de la chaleur et du bruit de la rue.

Situé le plus souvent dans une médina, ils comportent en général un seul étage du fait de contraintes administratives ; en outre, l’architecture de certains quartiers prévoit des règles particulières, du fait, par exemple, de la proximité d’un monument comme une kasbah (palais royal).

Les riads s’organisent autour d’un patiosalon / – salle à manger central, comme base d’une structure architecturale en forme de puits étagé en balcons tournés sur l’intérieur, inspirée de l’habitat arabo-andalou traditionnel, de l’héritage persan et de l’héritage romain (atrium d’habitation de la Rome antique).

Patio :

Le patio naturellement frais et climatisé est inspiré des oasis, du jardin islamique et du jardin persan (d’où le nom de riad tire son étymologie). Il est généralement planté d’arbres, de plantes ornementales et doté de bassins et fontaines rafraîchissants.

Salons et salles à manger :

Les salons et la salle à manger ouverts sont tournés vers le patio et permettent de profiter de sa fraîcheur. La cuisine est également au rez-de-chaussée.

Chambres :

Les chambres sont à l’étage tandis que le sommet du puits peut être ouvert, ou fermé par une toile ou une verrière rétractable, selon la saison, le niveau de lumière, de chaleur, la météo, etc. Le toit est aménagé en terrasse de plein ciel, donnant sur les autres toits et l’environnement urbain. Il peut comporter un solarium et un hammam.

Forme en puits et balcons :

Les riads sont généralement décorés de façon traditionnelle et harmonieuse, voire luxueuse, avec des éléments anciens d’architecture islamique, d’architecture mauresque, d’artisanat marocain, d’arts de l’Islam, de figures géométriques arabes en céramique islamique et en zellige. Ils sont un des éléments importants et très recherchés du tourisme au Maroc, et en tant que lieu de villégiature.

Le plâtre est énormément utilisé par les artisans pour créer de véritables œuvres d’art architecturales et de décorations

Publié par

gretaarchitecture

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