L’Egypte

Le drapeau:

Il se compose de trois bandes horizontales, rouge, blanche et noire, avec l’emblème national de l’Égypte, l’aigle de Saladin, au centre de la bande blanche. La couleur rouge renvoie à l’époque précédant le coup d’État militaire qui renversa le roi Farouk, en 1952.Ce coup d’État, perpétré sans verser de sang, est symbolisé par la couleur blanche. Enfin, le noir représente la fin de l’oppression des colons britanniques sur le peuple égyptien.

L’aigle de Saladin est présent sur le drapeau d’Égypte et de plusieurs gouvernorats. Il s’agit d’un aigle jaune avec des ailes droites noires ou jaunes pointant vers le bas.

Avec plus de 102 millions d’habitants en 2020, l’Égypte est le troisième pays le plus peuplé d’Afrique derrière le Nigeria et l’Éthiopie. En très forte croissance, sa population a été multipliée par quatre en soixante ans.

Sa capitale est Le Caire et sa monnaie la livre égyptienne. La langue officielle du pays est l’arabe, utilisé dans tous les documents et dans l’éducation. En revanche, la langue parlée est l’arabe égyptien (arabe dialectal). Le siwi, une langue berbère de l’ouest du pays, est parlé à Siwa. Le copte n’est utilisé que comme langue liturgique des chrétiens d’Égypte. Le nubien est parlé par les habitants de Haute-Égypte, au sud d’Assouan, qui fait partie du nord de la région de Nubie.

L’air y est particulièrement sec et salubre, et seul le Nil fait qu’on n’y retrouve pas totalement le climat saharien. En hiver, la température est douce et les gelées nocturnes sont exceptionnelles. Mis à part les mois de janvier, février et mars, parfois assez froids dans le nord, les températures moyennes avoisinent 20 °C sur la côte méditerranéenne (maximales 31 °C) et 28 °C à Assouan (maximum 50 °C). Dans le désert, les températures extrêmes sont de rigueur, chaleur brûlante le jour, froid glacial la nuit.

Devenue sensiblement plus humide depuis la construction du haut barrage, la Haute-Égypte ignorait pratiquement la pluie dans l’Antiquité, au point que celle-ci apparaissait comme un présage, en général funeste, aux yeux de ses habitants.

Si l’Égypte est à 94 % désertique, elle n’en abrite pas moins diverses plantes qui se sont adaptées à des conditions particulièrement hostiles : lotus, papyrus, palmiers, tamaris, acacias, jacarandas, poincianas, mangroves, etc.

L’Égypte compte environ 430 espèces d’oiseaux et une centaine de mammifères, au nombre desquels les dromadaires, les ânes et les gazelles, etc. On comptait autrefois une grande variété de grands mammifères (léopards, oryx, hyènes, lynx du désert, etc.), aujourd’hui anéantis par la chasse. Très à leur aise, en revanche, trente-quatre espèces de serpents, des scorpions et quelques crocodiles vivent près d’Assouan.

Histoire

Durant près de trois millénaires, la vallée du Nil vit prospérer une des civilisations les plus brillantes de l’Histoire. L’invention d’une écriture originale sous forme d’idéogrammes syllabiques, les hiéroglyphes, peu de temps après l’apparition du cunéiforme en Mésopotamie vers -3300, contribue à sortir l’espèce humaine de la Préhistoire. L’Égypte des pharaons put ainsi largement s’épanouir pour atteindre son apogée au XIIIe siècle avant notre ère, laissant une œuvre monumentale au patrimoine mondial.

Après de nombreuses invasions et occupations diverses (essentiellement Perses, Grecs, Romains et Byzantins), au premier siècle s’est formée la communauté chrétienne, convertie par saint Marc, les Coptes. Ils sont aujourd’hui plusieurs millions. Le pays passa ensuite sous domination arabe au VII siècles , puis ottomane.

Méhémet Ali, qui règne jusqu’en 1848 apparaît comme un grand réformateur du pays dont il modernise les structures. Il utilise l’État pour mettre en œuvre une révolution industrielle. Il constitue des monopoles d’État, achète des machines textiles modernes en Europe, fait construire des hauts fourneaux et d’ aciéries, confisque les terres des propriétaires mamelouks et y fait cultiver des denrées destinées à l’exportation. En 1830, l’Égypte occupe le cinquième rang mondial pour les broches à filer le coton par têtes d’habitant. Certaines puissances européennes (Grande-Bretagne, Prusse, Russie et Autriche) s’inquiètent de son influence et décident de lui faire la guerre. La Grande-Bretagne et l’Autriche envoie des troupes pour aider le sultan ottoman à rétablir son autorité sur certains territoires, bombardant les ports libanais contrôlés par les Égyptiens et faisant débarquer des troupes en Syrie. En 1840, Méhémet Ali doit ainsi céder le contrôle de la Syrie lors du traité de Londres. L’Égypte fut également contrainte de licencier son armée, démanteler les monopoles et accepter une politique de libre-échange imposée par les Britanniques qui provoque sa désindustrialisation. Lord Palmerston admettait avec un certain cynisme : « La soumission de Méhémet Ali à l’Angleterre […] pourrait paraitre injuste et partiale, mais nous sommes partiaux ; et les intérêts supérieures de l’Europe requièrent que nous le soyons. ».

Les successeurs de Méhémet Ali, dont la semi-indépendance est reconnue en 1867 avec le titre de khédive, tombent sous la dépendance des institutions financières européennes et, après la révolte nationaliste du colonel Ahmed Urabi, l’Égypte est conquise par l’Empire britannique après une courte guerre en 1882 tout en restant nominalement ottomane. Lors de la guerre des mahdistes entre 1881 et 1899, les troupes anglo-égyptiennes affrontent les Mahdistes qui se sont emparés du Soudan : leur victoire fait naître un Soudan anglo-égyptien dominé de fait par les Britanniques. Entre 1914 et 1919, la Grande-Bretagne va tenter de faire de l’Égypte une colonie, considérant que le simple protectorat pourrait à terme remettre en cause les intérêts britanniques si les nationalistes arabes arrivaient à faire changer le statut du pays sous tutelle.

Le royaume d’Égypte accède à l’indépendance en 1922. En dépit d’une longue tutelle ottomane puis britannique, sa culture reste encore fortement marquée par l’identité arabe, dont le président Gamal Abdel Nasser fut l’un des plus célèbres pionniers. Un acte fort du nassérisme, une idéologie panarabe révolutionnaire, est ainsi l’union entre 1958 et 1971 de l’Égypte et de la Syrie sous l’entité République arabe unie. Le gouvernement de Nasser entreprend de moderniser les infrastructures et de doter l’Égypte d’une industrie. Des nationalisations sont effectuées et le secteur public devient prépondérant. De nombreuses politiques sociales sont imposées (réforme agraire, gratuité de l’enseignement, salaire minimum, réduction du temps de travail des ouvriers, etc)

Anouar el-Sadate lui succède et lance la politique de l’Infitah (ouverture) qui vise, en réduisant le rôle de l’État, à attirer les investissements étrangers. Une classe de nouveaux riches se développe rapidement. En 1975, on compte plus de cinq-cents millionnaires en Égypte mais plus de 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et des bidonvilles se développent autour de la capitale. Par ailleurs, le pays accumule une dette monumentale durant les années de l’Infitah. Pour la restructurer, le FMI demande la suppression de toutes les subventions aux produits de base ce qui provoque des émeutes en janvier 1977. Le gouvernement fait intervenir l’armée, générant un nombre de victimes inconnues. Dans les campagnes, Sadate cherche à obtenir le soutien des élites rurales traditionnelles, dont l’influence avait décliné sous le nassérisme. Des paysans sont expulsés des terres contestées.

Après l’assassinat de Sadate (1981), Hosni Moubarak est Président de la République jusqu’en février 2011, date de sa démission contrainte à la suite de la Révolution égyptienne de 2011. Hosni Moubarak poursuit la politique de libéralisation de l’économie, notamment par la réduction des subventions à l’agriculture et à la consommation, et par la libéralisation des prix. En 1992, il fait annuler les dispositions régissant la location des terres. Généralement appelée « loi pour chasser les paysans de leurs terres », cette loi, combinée aux autres mesures de désengagement de l’État dans l’économie, accroît le mécontentement des populations rurales pauvres, en particulier en Haute-Égypte. Hosni Moubarak devient un pilier de la stratégie régionale des États-Unis et la Constitution qu’il met en place reconnaît les principes de la charia comme source principale de la législation.

En janvier et février 2011, une série de manifestations d’ampleur inégalée se déroulent à travers le pays et mènent à la démission d’Hosni Moubarak le 11 février. Les nouvelles élections législatives et présidentielle sont remportées par le Parti de la liberté et de la justice, le bras politique des Frères musulmans.

Le pouvoir n’est cependant resté que peu de temps entre leurs mains car d’importantes manifestations contre le président élu, Mohamed Morsi, critiquant des dérives dictatoriales, et le retournement de l’armée contre celui-ci le destitue en faveur d’un gouvernement transitoire un an seulement après son élection. L’Égypte connaît depuis une période de troubles causée par l’instabilité et les tensions politiques, notamment entre les opposants à l’ex-président et ceux qui continuent à le soutenir et n’acceptent pas ce qu’ils voient comme un coup d’État illégal. En mai 2014, Abdel Fattah al-Sissi, déjà considéré comme le dirigeant de fait de l’Égypte, remporte l’élection présidentielle. Il est réélu pour un deuxième mandat en 2018. Par une révision constitutionnelle validée par un référendum en avril 2019, il se donne la possibilité de rester au pouvoir jusqu’en 2030.il impose un régime autoritaire, réprime toute opposition et toute voix critique , et met sous contrôle les médias et la justice.

Abdel Fattah al-Sissi (Dictateur au pouvoir en Egypte)

Depuis l’indépendance du pays se succèdent au pouvoir des militaires autoritaires. Les faux procès, les élections truquées, et les détentions arbitraires sont monnaie courante. Sous Hosni Moubarak, de nombreuses organisations dénoncent des atteintes massives aux droits de l’homme (torture, censure, détentions arbitraires, procès inéquitables, etc.). La fréquence de ces actes diminue à partir de 2011, mais après le coup d’État de juillet 2013, la situation des droits humains revient à son niveau antérieur. Sous la présidence de Abdel Fattah al-Sissi, les opposants politiques ainsi que des journalistes sont régulièrement emprisonnés quand ils ne disparaissent pas  et leurs conditions de détention (par exemple dans la prison de Tora) sont dénoncées comme contraires aux droits humains par les ONG de défense des droits de l’homme ; des cas de torture et des décès sont notamment rapportés,. Des centaines d’atteintes à la liberté de la presse sont en outre recensées par l’ONG Egyptian Commission for Rights and Freedoms dans un rapport publié en 2015.

L’excision est interdite depuis un décret de 1996 confirmé par la cour de cassation en 1997. Jusqu’à 96 % des femmes égyptiennes mariées seraient toutefois excisées. Selon l’Unicef en 2012, 91 % des femmes adultes seraient excisées, mais seulement 16 % des jeunes filles auraient subi cette mutilation depuis l’interdiction.

Outre ses ouvrages monumentaux tels que le canal de Suez ou le haut barrage d’Assouan, l’Égypte demeure mondialement connue pour ses richesses archéologiques présentes dans de prestigieux musées internationaux. La disparition de nombreuses archives fait cependant que son histoire reste fragmentaire, bien que l’évolution des technologies permette de mieux en saisir la grandeur et la portée.

Monuments

L’image d’une Égypte employant une multitude d’esclaves à la construction de leurs monuments est née dès l’Antiquité et subsiste encore de nos jours (à travers notamment les péplums des années 1960).

Avant la naissance de l’égyptologie au xviiie siècle, l’Égypte antique n’était connue qu’à travers les récits des auteurs grecs (Hérodote, Diodore, etc.) pour qui une société ayant produit de telles œuvres monumentales ne pouvait s’imaginer sans esclavage qui était une pratique répandue dans l’Antiquité et par les rédacteurs hébreux de la Bible qui, selon Damiano-Appia, avaient « besoin de créer un arrière-plan historique capable de renforcer l’identité culturelle de leur peuple ». La description exagérée de l’esclavage du texte biblique n’est pas un témoignage historique.

L’esclavage est la condition d’un individu privé de sa liberté, qui devient la propriété, exploitable et négociable comme un bien matériel, d’une autre personne. L’existence d’un esclavage en Égypte antique fait l’objet d’un débat parmi les égyptologues, aussi bien dans sa définition que dans son application. Si les spécialistes s’accordent pour dire que l’esclavage, tel qu’il se pratiqua dans la Grèce antique, n’a pas existé en Égypte avant la période ptolémaïque, plusieurs formes de servitudes existaient néanmoins dans la civilisation égyptienne comme :

La corvée, imposée à tous pour les grands travaux tels que l’entretien des canaux d’irrigation ou la construction de grands monuments ; pendant la période où, chaque année, la crue du Nil empêchait tous travaux agricoles, c’était aussi sans doute une façon d’occuper la population et d’éviter les dérives auxquelles peut conduire le désœuvrement ;

Les condamnations de droit commun se traduisent dans certains cas par des travaux forcés ; cet état pouvait, dans certains cas, se transmettre à la génération suivante.

La pyramide de Khéops ou grande pyramide de Gizeh est un monument construit par les Égyptiens de l’Antiquité, formant une pyramide à base carrée. Tombeau présumé du pharaon Khéops, elle fut édifiée il y a plus de 4 500 ans, sous la IVe dynastie, au centre du complexe funéraire de Khéops se situant à Gizeh en Égypte. Elle est la plus grande des pyramides de Gizeh.

Elle était considérée dans l’Antiquité comme la première des Sept Merveilles du monde. Seule des Sept Merveilles du monde à avoir survécu jusqu’à nos jours, elle est également la plus ancienne. Durant des millénaires, elle fut la construction humaine de tous les records : la plus haute, la plus volumineuse et la plus massive. Ce monument phare de l’Égypte antique est depuis plus de 4 500 ans scruté et étudié sans relâche.

Le Sphinx de Gizeh est la statue thérianthrope qui se dresse devant les grandes pyramides du plateau de Gizeh, en Basse-Égypte. Sculpture monumentale monolithique la plus grande du monde avec 73,5 mètres de longueur, 14 mètres de largeur et 20,22 mètres de hauteur, elle représente un sphinx couchant. Réalisée vers 2500 av. J.-C., elle est attribuée à Khéphren, l’un des pharaons de la IVe dynastie de l’Ancien Empire, voire à son père, Khéops.

Le temple solaire d’Abou Ghorab est un temple solaire situé à Abou Ghorab, en Basse-Égypte, au sud-ouest du Caire, sur la rive ouest du Nil à la lisière du désert occidental, au nord d’Abousir. Il fait partie de la vaste nécropole memphite où les rois de la Ve dynastie se firent bâtir des temples solaires. Ce temple solaire, cinquième à être construit selon les sources, sous le règne de Niouserrê.

Le temple d’Amon à Louxor ou Opet du sud est un temple égyptien voué au culte d’Amon. Situé au cœur de l’ancienne Thèbes, il fut construit pour l’essentiel sous les XVIIIe et XIXe dynasties. Il était consacré au dieu dynastique Amon sous ses deux aspects d’Amon-Rê céleste et d’Amon-Min (divinité ithyphallique). Les parties les plus anciennes actuellement visibles remontent à Amenhotep III et à Ramsès II. Par la suite, de nouveaux éléments furent ajoutés par Chabaka, Nectanébo Ier et les Lagides. À l’époque romaine, le temple fut partiellement transformé en camp militaire. L’édifice, l’un des mieux préservés du Nouvel Empire, a gardé de nombreuses structures en élévation. Outre le grand pylône, le visiteur peut ainsi traverser deux grandes cours à péristyle et la colonnade monumentale qui relie ces deux cours. Le sanctuaire proprement dit, résidence de l’Amon d’Opet, de même que les salles qui précèdent ont conservé une bonne partie de leur couverture en dalles. Aujourd’hui il ne reste qu’un obelix en Egypte, le deuxième offert à Charle X Roi de France et de Navarre, se trouve place de la concorde à Paris.

L’obélisque de Louxor est un obélisque provenant à l’origine du temple de Louxor en Égypte, érigé depuis 1836 au centre de la place de la Concorde à Paris. L’obélisque de Louxor a été classé au titre de monument historique en 1937. En tenant compte de sa fabrication qui remonte à la civilisation égyptienne antique, il s’agit du monument de Paris le plus ancien, antérieur à la fondation de la capitale.

Habitations

L’habitat des égyptiens de l’antiquité varie selon la position sociale.

Les maisons des paysans sont faites de murs de briques crues structurées avec des colonnes de roseaux liés. Les briques sont fabriquées avec la boue récoltée sur les rives du Nil, de la paille et de l’eau. Ces constructions en torchis sont compatibles avec le climat sec du pays.

Les artisans possèdent des maisons également en briques crues mais à un ou deux niveaux. Ils sont parfois regroupés dans un village comme à Deir el-Médineh.

Les demeures des notables sont plus luxueuses et plus grandes, avec un étage. Au rez-de-chaussée il y a les pièces destinées à l’approvisionnement, les salles de réception et de séjour ; à l’étage, les chambres avec leurs salles de bain, meublées de manière raffinée.

Les palais royaux sont au cœur de véritables villes avec des résidences distinctes pour Pharaon et sa famille, un temple avec une maison de vie associée, une caserne pour l’armée. 

Dans ces villes vivent des ouvriers, des artisans, des militaires, des commerçants. Ils se retrouvent à la maison de bière. Les maisons de bière sont dans l’Antiquité, les cabarets et les maisons closes des grandes villes égyptiennes. Dans l’Égypte antique, on boit de la bière en toutes circonstances : aux champs, à bord des bateaux, lors des réceptions et, bien sûr, dans les cabarets des villes.

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gretaarchitecture

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