L’Inde Deuxième partie

Histoire :

La première partie du Moyen Âge indien, entre 600 et 1200, se caractérise par des royaumes régionaux et une grande diversité culturelle. Quand Harsha de Kânnauj, qui contrôle la majeure partie de la plaine du Gange de 606 à 647, essaye d’étendre son royaume vers le sud, il est défait par la dynastie Chalukya qui contrôle le Deccan. Quand son successeur entreprend de conquérir l’est, il est défait par l’Empire Pala du Bengale. Quand les Chalukya eux-mêmes tentent de s’étendre au sud, ils sont défaits par les Pallava, qui à leur tour s’opposent aux Pandya et aux Chola plus au sud. Aucun dirigeant de cette époque n’est capable de créer un empire et de contrôler des territoires au-delà du cœur de son royaume. Dans le même temps, les peuples pastoraux, dont les terres sont utilisées pour la croissante économie agricole, sont intégrés dans la société de castes, à la suite de quoi le système des castes commence à voir émerger des différences régionales.

Aux VIe et VIIe siècles, les premiers hymnes de dévotion sont créés en tamoul. Ils sont imités à travers toute l’Inde et provoquent une résurgence de l’hindouisme et le développement des langues modernes du sous-continent. Les rois indiens et les temples qu’ils financent attirent des fidèles en grand nombre. Des villes de pèlerinage de tailles diverses apparaissent un peu partout et l’Inde s’urbanise à nouveau. Au cours des viiie et ixe siècles, la culture et le système politique indiens se répandent en Asie du Sud-Est, dans ce qui est aujourd’hui la Thaïlande, le Laos, le Cambodge, la Malaisie et Java. Des marchands indiens, des érudits et parfois les armées sont impliqués dans cette expansion alors que dans le même temps des envoyés d’Asie du Sud-Est séjournent en Inde et traduisent les textes bouddhistes et hindous dans leurs langues.

Après le xe siècle, les clans nomades musulmans d’Asie centrale, avec leur cavalerie et leurs vastes armées, pénètrent régulièrement dans les plaines du nord-ouest, ce qui aboutit en 1206 à la création du Sultanat de Delhi. Le Sultanat réussit à contrôler la majorité de l’Inde du Nord et à pénétrer dans le Sud. Cette invasion est d’abord perturbante pour les élites locales, cependant le Sultanat s’accommode de sa population majoritairement non-musulmane et en préserve les lois et traditions. En repoussant les raids mongols au xiiie siècle, le Sultanat protège l’Inde des dévastations connues dans l’ouest et le centre de l’Asie. Pendant des siècles, des soldats, érudits, mystiques, commerçants, artistes et artisans de ces régions trouvent refuge dans le sous-continent, contribuant à l’émergence d’une culture indo-islamique syncrétique dans le nord. L’affaiblissement des royaumes du sud par le Sultanat permet l’émergence de l’Empire de Vijayanagara. Adoptant une forte tradition shivaïte et apprenant des traditions militaires du Sultanat, l’empire parvient à contrôler la majorité de l’Inde péninsulaire et influence fortement la culture du sud de l’Inde.

Drapeau :

DEVISE : seule la vérité triomphe

Ce drapeau se compose de trois bandes horizontales de même largeur et de couleurs safran (orange) (en haut), blanche et verte, avec un chakra bleu (roue à 24 rayons) au centre de la bande blanche. la couleur safran représente le courage, le sacrifice et l’esprit de renoncement; le blanc signifie pureté et  vérité; le vert représente la foi et la fertilité; le chakra bleu symbolise la roue de la vie dans le mouvement et la mort dans la stagnation.

Le drapeau a été adopté sous cette forme durant une réunion de l’Assemblée constituante le 22 juillet 1947, quelques jours avant l’indépendance de l’Inde déclarée le 15 août 1947. Il est inspiré du drapeau du Congrès national indien et a été le drapeau du dominion de l’Inde jusqu’au 26 janvier 1950 et est depuis le drapeau de la république de l’Inde.

Le drapeau est appelé en hindi (tirangā), « tricolore ».

Le Moyen Âge Indien : 

Le Moyen Âge indien s’étale du viie au xiiie siècle. Son début se caractérise par des royaumes régionaux et une grande diversité culturelle. Quand Harsha de Kannauj, qui contrôle la majeure partie de la plaine du Gange de 606 à 647, essaye d’étendre son royaume vers le sud, il est défait par la dynastie Chalukya qui contrôle le Deccan. Quand son successeur entreprend de conquérir l’est, il est défait par l’Empire Pala du Bengale. Quand les Chalukya eux-mêmes tentent de s’étendre au sud, ils sont défaits par les Pallava, qui à leur tour s’opposent aux Pandya et aux Chola plus au sud. Aucun dirigeant de cette époque n’est capable de créer un empire et de contrôler des territoires au-delà du cœur de son royaume. Dans le même temps, les peuples pastoraux, dont les terres sont utilisées pour la croissante économie agricole, sont intégrés dans la société de castes, à la suite de quoi le système des castes commence à voir émerger des différences régionales.

Aux VIe et VIIe siècles, les premiers hymnes de dévotion sont créés en tamoul. Ils sont imités à travers toute l’Inde et provoquent une résurgence de l’hindouisme et le développement des langues modernes du sous-continent. Les rois indiens et les temples qu’ils financent attirent des fidèles en grand nombre. Des villes de pèlerinage de tailles diverses apparaissent un peu partout et l’Inde s’urbanise à nouveau. Au cours des viiie et ixe siècles, la culture et le système politique indiens se répandent en Asie du Sud-Est, dans ce qui est aujourd’hui la Thaïlande, le Laos, le Cambodge, la Malaisie et Java. Des marchands indiens, des érudits et parfois les armées sont impliqués dans cette expansion alors que dans le même temps des envoyés d’Asie du Sud-Est séjournent en Inde et traduisent les textes bouddhistes et hindous dans leurs langues.

Après le xe siècle, les clans nomades musulmans d’Asie centrale, avec leur cavalerie et leurs vastes armées, pénètrent régulièrement dans les plaines du nord-ouest, ce qui aboutit en 1206 à la création du Sultanat de Delhi. Le sultanat réussit à contrôler la majorité de l’Inde du Nord et à pénétrer dans le Sud. Cette invasion est d’abord perturbante pour les élites locales, cependant le sultanat s’accommode de sa population majoritairement non-musulmane et en préserve les lois et traditions. En repoussant les raids mongols au xiiie siècle, le sultanat protège l’Inde des dévastations connues dans l’ouest et le centre de l’Asie. Pendant des siècles, des soldats, érudits, mystiques, commerçants, artistes et artisans de ces régions trouvent refuge dans le sous-continent, contribuant à l’émergence d’une culture indo-islamique syncrétique dans le nord. L’affaiblissement des royaumes du sud par le sultanat permet l’émergence de l’Empire de Vijayanagara. Adoptant une forte tradition shivaïte et apprenant des traditions militaires du sultanat, l’empire parvient à contrôler la majorité de l’Inde péninsulaire.

L’architecture du Bihar :

Le cœur de l’ancien royaume de Magadha se trouvait dans le Bihar actuel et sa capitale, Patna, appelé alors Pataliputra, est le centre de l’Empire maurya qui gouverne le sous-continent indien entre -325 et -185. L’empereur Ashoka est le dirigeant le plus connu de cette dynastie. Le Bihar reste un lieu important de pouvoir, de culture et d’éducation durant mille ans jusqu’à la période des invasions musulmanes qui ravagent le pays. Les universités de Nâlandâ et de Vikramaśīla sont alors des centres d’éducation renommés dans le monde asiatique.

Temple de la Mahabodhi :

Le temple de la Mahabodhi est situé en Inde à Bodhgayâ, à une centaine de kilomètres au sud de Patna. À l’arrière du bâtiment se trouve l’arbre de la Bodhi sous lequel Siddhartha Gautama atteignit l’illumination.

Quelque 250 ans après l’illumination du Bouddha, l’empereur Ashoka visita Bodhgayâ avec l’envie d’y établir un monastère ainsi qu’un sanctuaire, et d’y ériger le trône de diamant – ou Vajrasana – à l’endroit où Bouddha atteignit l’éveil. Ashoka est ainsi considéré comme le fondateur du temple de la Mahabodhi.

Durant le xiie siècle, Bodhgayâ et les régions avoisinantes sont pillées par des armées musulmanes. Après cette dévastation, le temple de la Mahabodhi n’est plus entretenu et sa fréquentation baisse considérablement. Au, un monastère hindou est établi près de la ville. Au cours des siècles suivants, le mahant, le dirigeant du monastère, devient le propriétaire des terres environnantes et en particulier de la parcelle où s’élève le temple de la Mahabodhi.

Cependant, dans les années 1880, le gouvernement britannique commence à restaurer le temple, sous la direction d’Alexander Cunningham. Peu après, en 1891, malgré les objections du mahant, le bouddhiste srilankais Anagarika Dharmapala entame une campagne pour que l’on attribue à nouveau l’administration du temple aux bouddhistes. Cette action est partiellement couronnée de succès quand, en 1949, un comité de neuf membres, à majorité hindoue cependant, y compris son président, est chargé de la gestion du temple.

Le temple de la Mahabodhi a été inscrit en 2002 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

L’Architecture de l’Orissa : 

L’Odisha, appelé Orissa jusqu’au 4 novembre 2011 est un État côtier de l’est de l’Inde.

Le temple de Sûrya  

Appelé aussi la pagode noire  se trouve dans le village de Konârak dans l’État de l’Odisha en Inde. Il est reconnu pour son architecture et sa décoration comme un bâtiment majeur de l’Odisha, un État fameux en Inde pour le nombre et la beauté de ses temples, mais aussi de l’Inde entière. Construit à la fin du style de l’Odisha (milieu du xiiie siècle), il se trouvait à l’origine sur le rivage, mais l’ensablement de la côte l’en a éloigné.

On trouve un autre temple de Sûrya remarquable, ils ne sont pas très nombreux en Inde à Modhera dans le Gujarat.

D’après la légende, le prince Sâmba, fils de Krishna et de Jambavati, avait ridiculisé Nârada, un saint homme fort laid. Ce dernier se venge en indiquant à Sâmba une pièce d’eau où de nombreuses femmes se baignaient après avoir ôté leur sari. Tandis que le jeune homme jouissait du spectacle, Krishna, averti par Nârada, arriva et découvrit son fils qui regardait ses belles-mères, les épouses de Krishna, au bain.

Furieux, le dieu punit son fils en lui inoculant la lèpre. Plus tard, Sâmba lui fournit la preuve qu’il avait été manipulé, mais il était trop tard pour que Krishna puisse retirer sa malédiction. Le jeune homme se tourna alors vers Sûrya, le dieu qui guérit tous les maux, ceux de la peau particulièrement, se dirigea vers la côte et découvrit au nord de Puri une image du dieu assis sur une fleur de lotus. Il s’installa sur les lieux et fit une pénitence de douze ans à l’issue de laquelle il fut guéri. En remerciement, il érigea un temple, le premier sur le site de Konârak.

Il semble que cette légende soit la transposition locale d’une forme originale se déroulant sur les rives de la rivière Chandrabhaga, aujourd’hui la Chenab, un affluent de l’Indus, au Panjâb. Les faits légendaires se seraient en fait déroulés à Mûlasamburu, l’actuelle Multân au Pakistan, où l’on trouve aussi un temple de Sûrya. Lorsque le site de Konârak fut devenu un centre important de vénération de Sûrya, la légende fut relocalisée ici pour légitimer le lieu.

L’Inde du Nord : 

L’Inde du Nord est une région, aux définitions variables, qui englobe les États du nord de l’Inde. Les caractéristiques géographiques notables de l’Inde du Nord sont la plaine indo-gangétique et l’Himalaya, qui séparent la région du plateau tibétain et de l’Asie centrale. Il n’existe pas une définition unique de l’Inde du Nord. Le ministère de l’Intérieur (en), dans les divisions administratives de son Conseil de la zone du Nord (en), y inclut les États de Haryana, du Himachal Pradesh, du Jammu-et-Cachemire, du Pendjab et du Rajasthan ainsi que les territoires de Delhi et de Chandigarh. De son côté, le ministère de la Culture, dans sa Zone culturelle du Nord, inclut les États de l’Uttarakhand mais exclut Delhi alors que le Geological Survey of India inclut l’Uttar Pradesh et Delhi mais exclut le Rajasthan et le Chandigarh. D’autres États sont parfois inclus, à savoir le Bihar, le Gujarat, le Madhya Pradesh et le Bengale-Occidental.

L’Architecture du Gujarat :

Le Gujarat (en gujarati : ગુજરાત, Gujarāt, /ˈɡudʒəɾɑt/) est l’un des vingt-huit États de l’Inde. Il se situe dans l’ouest du pays. Sa capitale est Gandhinagar. Il est bordé au nord par le Pakistan et le Rajasthan, à l’est par le Madhya Pradesh et au sud par le Maharashtra.

Il s’agit de la région d’origine de Mohandas Gandhi et de Muhammad Ali Jinnah, fondateur du Pakistan.

Rani-ki-Vav dit le puits à degrés de la Reine est un puits à degrés (bâoli) situé dans la ville de Patan dans le Gujarat en Inde.

Il a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en juin 2014

Rani-ki-Vav a été construit durant le règne de la dynastie Solankî.

Il aurait été construit en mémoire de Bhimdev I (1022-1063), fils de Mularaja fondateur de la Dynastie Solanki (en), par sa veuve, la reine Udayamati. Une référence à Udayamati comme constructeur du monument se trouve dans Prabandha Chintamani, composé par le moine jaïn Merunga Suri vers 1304.

Le Bâoli a subi des inondations de la rivière Saraswati et a été envasé jusque dans les années 1980.

Il a été fouillé par le Archaeological Survey of India.

Le temple de Sūrya de Modhera dans le Gujarat en Inde est un temple dédié au culte de Sūrya, le « Dieu Soleil » dans l’hindouisme. Moins connu que celui de Konârak dans l’Orissa et récemment redécouvert, on connaît encore assez peu de choses sur son histoire. Il est situé sur la rive de la Pushpawati, à 25 km de Mehsana et à 102 km d’Ahmedabad.

Construit au xie siècle dans le style chalukya, il a été consacré en 1026 sous le règne de Bhima Deva Ier (dynastie des Solankî). Comme les Solankî se considéraient issus du Sūryavamśha (littéralement « lignée solaire »), ils dédièrent le temple à Sūrya.

Le temple a beaucoup souffert du pillage et des catastrophes naturelles, parmi lesquelles un tremblement de terre, mais ce qui est aujourd’hui visible laisse deviner sa beauté passée. Toutes les façades et les piliers sont décorés de délicates sculptures, dieux et déesses, bêtes et fleurs ainsi que des sculptures érotiques traditionnelles.

L’Inde du sud :

Le Sud de l’Inde est la région qui englobe les États indiens de l’Andhra Pradesh, du Maharashtra, du Karnataka, du Kerala, de Goa, du Tamil Nadu et du Télangana, ainsi que les territoires de Lakshadweep et de Pondichéry.

Le Sud de l’Inde se trouve dans la péninsule et plateau du Deccan et est bordé par la mer d’Arabie, l’océan Indien et le golfe du Bengale.

La tradition védique veut que le Sud de l’Inde se situe des versants méridionaux des monts Vindhyas jusqu’à la pointe de la péninsule à Kanyakumari. Cette ancienne délimitation géographique de la région correspond encore aujourd’hui à la réalité géopolitique.

Sous la colonisation, les juridictions britanniques ont appliqué dans cette région le droit hindou, de façon stricte, alors que les populations locales suivaient un droit coutumier distinct (voir droit indien).

Bien que la désignation « Inde du Sud » soit courante, il est préférable de dire le Sud de l’Inde parce qu’il n’y a qu’une seule Inde (contrairement aux deux Corée, par exemple).

Architecture Moghole :

L’architecture atteint sous les Moghols une perfection exceptionnelle, en poursuivant les traditions iraniennes et locales antérieures, et en les enrichissant d’éléments européens et totalement nouveaux.

Plusieurs éléments se mettent en place dans l’architecture indienne avant les Moghols, qui seront repris durant l’empire. En particulier :

– l’utilisation du grès rouge et du marbre blanc comme matériaux ;

– la formule salle sous coupole et iwan accolé, qui vient elle-même d’Iran ;

– les claustras fermant les fenêtres

– les plates-formes surélevant certains bâtiments, qui proviennent de l’architecture hindoue ;

– le plan-type de la mosquée indienne, avec une grande cour, une salle de prière barlongue à une seule nef découpée en plusieurs espaces voûtés sous coupole ;

– le pishtâk, qui provient du monde iranien ;

– les chatrî, petits kiosques ouverts surmontés d’une coupole ;

– les chajjâ, auvents reposant sur des corbeaux pour protéger du soleil ou de la pluie ;

– Les jharokhâ, ou fenêtres d’apparition, qui comme leur nom l’indique, sont des fenêtres ou autres cadres architecturaux permettant les apparitions officielles de l’empereur ;

– le décor de carreaux de céramique, provenant autant des traditions rajput qu’islamiques ;

– certains motifs décoratifs, comme l’étoile à six branches, par exemple.

Fort rouge d’Âgrâ, à deux cents kilomètres au sud-est de Delhi, est édifiée sur les rives de la Yamuna, un important fleuve. Il existe déjà une forteresse à Âgrâ lorsqu’Akbar choisit la ville pour capitale : de plan irrégulier, plus ou moins semi-circulaire, elle a été bâtie par les Lôdis.

La Taj Mahal, situé aussi à Âgrâ, est sans aucun doute l’édifice le plus connu et le plus réussi du règne de Shah Jahan. Tombeau édifié pour Mumtaz Mahal, l’épouse préférée du sultan, entre 1631 et 1647, il appartient à un immense complexe situé à côté de la Yamuna, et pose encore beaucoup de questions.

Le complexe du Taj Mahal se divise en trois parties, trois enclos situés sur un même axe : un chahâr sû menant, via un portail monumental à un jardin en chahar bagh au fond duquel se trouve un second portail monumental par lequel on accède, au tombeau lui-même, édifié sur une plate forme. Ce type d’organisation, qui place l’architecture près du fleuve, au fond du jardin et non pas à l’intersection des axes, est assez novateur. De l’autre côté de la Yamuna se trouvait un autre complexe assez énigmatique. Jean-Baptiste Tavernier, qui voyageait en Inde au xviie siècle, écrit qu’il était prévu d’y créer une contrepartie au Taj Mahal en marbre noir, ce qui semble complètement faux aux chercheurs actuels. Un jardin avec un grand bassin en forme de lotus y était peut-être installé, si l’on en croit une aquarelle britannique du xviiie siècle, afin que le bâtiment se reflète dans l’eau. Le portail d’accès vers la troisième cour est réalisé en grès incrusté de marbre et se compose plus ou moins suivant le même plan centré que celui du tombeau, en hasht bihisht. On note une forte symétrie axiale, et la présence de deux tourelles d’angle. Le Taj Mahal s’inscrit dans le profil du portail. Il représente l’aboutissement d’une tradition, tant dans son plan que dans son élévation et son décor, puisqu’il reprend la disposition du tombeau d’Humayun à Delhi, mais en mieux proportionné, avec des coupoles plus bulbeuses. Les quatre minarets ne sont plus comme auparavant collés au bâtiment, mais autonomes.

Tout l’édifice est en marbre, même la plate-forme à décor de niches, faisant contraste avec les deux éléments, mosquée et logement pour les pèlerins, qui l’entourent en contrebas et sont en grès avec une porte de marbre. Selon la symbolique hinduiste, le blanc est d’habitude réservé aux brahmans et le rouge aux souverains. Le matériau provient du Rajasthan et est ici d’une très belle qualité, sa couleur variant selon la lumière du jour. Suprême raffinement, les joints ont été faits de manière que le monument paraisse parfaitement lisse.

Du point de vue du décor, il est de plusieurs types. On peut citer tout d’abord les citations coraniques sur des thèmes eschatologiques incrustées en noir, principalement sur les petits iwans. Selon certains chercheurs, le programme d’inscriptions pourrait même identifier le Taj Mahal au trône de Dieu dans les jardins du Paradis lors du jugement dernier. Mais c’est surtout le décor floral sculpté et incrusté qui retient l’attention par son naturalisme, encore accentué à l’intérieur. Les types de fleurs représentées sont sans doute dérivés d’herbiers européens apportés en Inde par le commerce, qui sont repris dans tout l’art moghol depuis les années 1620 environ. Les cénotaphes, qui comportent sans doute le plus beau décor incrusté de tout le monument (48 variétés de pierres différentes s’y trouvent) sont entourés d’un octogone en jâlî qui délimite l’espace central.

La mosquée située un peu plus bas est également décorée de marbre et d’incrustations florales, ainsi que de motifs de chînî khâna. Typiques de Shah Jahan, les colonnettes d’angles présentent à leur base un bulbe, tandis que des fleurs à pétales couronnent la base des coupoles.

Architecture du rajasthan : 

L’architecture de l’État indien du Rajasthan a généralement été une variante régionale du style d’ architecture indienne qui prévalait dans le nord de l’Inde à l’époque. Le Rajasthan est particulièrement remarquable pour les forts et les palais des nombreux souverains Rajput , qui sont des attractions touristiques populaires.

Le fort de Jaisalmer: 

Le fort de Jaisalmer est situé dans la ville de Jaisalmer , dans l’ État indien du Rajasthan . On pense que c’est l’un des très rares « forts vivants » au monde (comme Carcassonne , France ), car près d’un quart de la population de la vieille ville réside toujours dans le fort. Pendant la majeure partie de ses 800 ans d’histoire, le fort était la ville de Jaisalmer. On dit que les premières colonies à l’extérieur des murs du fort, pour accueillir la population croissante de Jaisalmer, sont apparues au, 17ème siècle.

Le fort de Jaisalmer est le deuxième fort le plus ancien du Rajasthan, construit en 1156 après JC par le Rajput Rawal (souverain) Jaisal dont il tire son nom, et se tenait au carrefour d’importantes routes commerciales (y compris l’ancienne route de la soie ).

Les murs massifs de grès jaune du fort ont une couleur de lion fauve pendant la journée, passant à l’or miel au coucher du soleil, camouflant ainsi le fort dans le désert jaune. Pour cette raison, il est également connu sous le nom de Sonar Quila ou Golden Fort . Le fort se dresse au milieu de l’étendue de sable du grand désert de Thar sur la colline de Trikuta. Il est aujourd’hui situé le long de la lisière sud de la ville qui porte son nom ; son emplacement dominant au sommet d’une colline rend les tours tentaculaires de ses fortifications visibles à plusieurs kilomètres à la ronde.

En 2013, lors de la 37e session du Comité du patrimoine mondial qui s’est tenue à Phnom Penh , au Cambodge , le fort de Jaisalmer, avec 5 autres forts du Rajasthan, a été déclaré site du patrimoine mondial de l’UNESCO sous le groupe des forts de colline du Rajasthan .

Architecture du Panjab :

Le Temple d’Or (également connu sous le nom de Harmandir Sahib , allumé.  demeure de Dieu est un gurdwara situé dans la ville d’ Amritsar , au Pendjab, en Inde . C’est le site spirituel prééminent du sikhisme . 

Le gurdwara est construit autour d’une piscine artificielle ( sarovar ) qui a été achevée par le quatrième gourou sikh, Guru Ram Das , en 1577. En 1604, Guru Arjan a placé une copie de l’ Adi Granth à Harmandir Sahib . Le Gurdwara a été reconstruit à plusieurs reprises par les Sikhs après qu’il soit devenu une cible de persécution et a été détruit plusieurs fois par le Mughal et les armées afghanes envahissantes . Maharaja Ranjit Singh , après avoir fondé l’ empire sikh , l’a reconstruit en marbre et cuivre en 1809, et recouvert le sanctuaire d’une feuille d’or en 1830. Cela a conduit au nom de Temple d’or. 

Le Temple d’Or est spirituellement le sanctuaire le plus important du sikhisme. Il est devenu un centre du mouvement Singh Sabha entre 1883 et 1920, et du mouvement Punjabi Suba entre 1947 et 1966. Au début des années 1980, le Gurdwara est devenu un centre de conflit entre le gouvernement indien dirigé par Indira Gandhi , certains groupes sikhs radicaux, et un mouvement dirigé par Jarnail Singh Bhindranwale . En 1984, le Premier ministre Indira Gandhi envoya l’armée indienne dans le cadre de l’ opération Blue Star , causant la mort de plus de 1 000 soldats et civils, causant de nombreux dégâts aux Gurdwara et la destruction d’Akal Takht. Le complexe de Gurdwara a été reconstruit à nouveau après les dommages de 1984.

Le Temple d’Or est un lieu de culte ouvert à tous, de tous horizons et de toutes confessions. Il a un plan carré avec quatre entrées et un chemin de circumambulation autour de la piscine. Le complexe est un ensemble de bâtiments autour du sanctuaire et de la piscine. L’un d’eux est Akal Takht , le principal centre d’autorité religieuse du sikhisme . Les bâtiments supplémentaires comprennent une tour de l’horloge, les bureaux du comité Gurdwara, un musée et un langar – une cuisine sikh gratuite gérée par la communauté qui sert un simple repas végétarien à tous les visiteurs sans discrimination. Plus de 100 000 personnes visitent quotidiennement le sanctuaire sacré pour le culte. Le complexe de Gurdwara a été proposé comme site du patrimoine mondial de l’UNESCO et sa candidature est en attente sur la liste indicative de l’UNESCO .

Architecture moderne de l’Inde :

Conçue en 1980 comme une fleur de lotus à peine entrouverte, l’œuvre comprend 27 pétales sur 9 côtés (chiffre symbolique important pour la foi bahá’ie), recouverts de marbre. L’intérieur est principalement un vaste auditoire permettant des assemblées de plus de 1 300 personnes. Seules les saintes écritures de la foi bahá’ie et des autres Révélations divines antérieures peuvent être publiquement lues ou récitées dans cette grande salle de prière. Aucun rituel religieux ne peut y être accompli. Tout y porte à la méditation silencieuse personnelle. Comme se dessinent certaines obédiences qui peuplent l’Inde telles Auroville, le temple se veut ouvert à toutes les religions.

Sous les pétales extérieurs se trouvent les pièces annexes : réception, bibliothèque, salles d’expositions ou de conférences. Autour du bâtiment, neuf pièces d’eau recréent le cadre habituel du lotus, une fleur d’étang. Des jardins à la Le Nôtre conduisent au Temple légèrement surélevé, donnant au bâtiment une perspective fort dégagée.

Vastu Shastra :

Le Vastu shastra (vāstu śāstra) est la science de l’architecture de l’Inde antique. Dénommé aussi sthapatyaveda, ou Shilpa Shastras (en), cet art millénaire traite de la construction des bâtiments (l’emplacement, les chemins d’accès, l’orientation, l’équilibre énergétique, les matériaux, la décoration) et des temples (leurs proportions, leur orientation selon les points cardinaux…). 

C’est un mot sanskrit qui peut être traduit littéralement par la science de l’architecture.  Des textes trouvés en Inde décrivent les principes fondamentaux de cette discipline liés à la conception, l’orientation, les mesures, la préparation du sol, l’aménagement de l’espace et de la géométrie. Le Vastu shastra s’intègre dans les croyances traditionnelles hindoues. Ses principes sont destinés à mettre en symbiose architecture et nature, environnement et conscience. Pour cela, le Vastu Shastra prend en considération les fonctions des différentes parties de la construction et utilise des motifs géométriques (yantra) issus de croyances ancestrales et applique un principe de symétrie et d’alignements directionnels.

Le Vastu est encore utilisé aujourd’hui, que ce soit en Inde ou en Occident.

AU REVOIR.

Publié par

gretaarchitecture

Nous somme fort

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s