Mayotte

Mayotte, l’île au lagon

Située dans l’hémisphère sud, à l’entrée du Canal du Mozambique, à mi-chemin entre Madagascar et l’Afrique, Mayotte est un petit archipel volcanique de 374 km². Il forme lui-même la partie orientale de l’archipel des Comores. 

Mayotte, qui a su préserver son environnement naturel , possède l’un des plus grands et des plus beaux lagons du monde, délimité par une barrière de corail longue de plus de 160 km, elle-même coupée par une dizaine de passes. Le climat, de type  » tropical humide  » (moyenne annuelle des températures : 25,6 °C) alterne deux saisons :

Le lagon de l’île Mayotte, Mayotte

Dans l’océan Indien, l’île Mayotte est l’endroit idéal pour les amateurs de plongée. C’est une île étonnante avec une double barrière récifale presque continue – un phénomène rare dans le monde.

Des origines aux razzias malgaches

 (Vème au XIXème siècle) Situé entre le Vème et le VIIIème siècle, le peuplement originel de Mayotte serait d’origine bantoue. Jusqu’au XIIIème siècle, le commerce se développe avec les autres îles du Canal du Mozambique, Madagascar et l’Afrique. Les invasions arabes se succèdent en apportant la culture swahilie et la religion musulmane. Des sultanats rivaux se créent dans l’archipel des Comores. Les premiers Européens, Portugais et Français, débarquent à Mayotte vers le XVème siècle, et utilisent l’archipel comme point de ravitaillement sur la route des Indes. À la fin du XVIIIème siècle jusqu’au début du XIXᵉ, Mayotte est le théâtre de troubles violents (razzias d’esclaves par les Malgaches, pillages, guerres de succession…). La population est réduite à 3 000 personnes.

  • mon village (ACOUA vient du mots AGUA en portugais) a moi a été colonisé par les portugais 

Les langues régionales à Mayotte : consultation

Mayotte est riche dans sa situation linguistique, car elle compte, outre l’unique langue officielle qu’est le français, deux langues régionales territorialisées, le shimaoré et le kibushi.

Pendant la période des grandes découvertes maritimes, en 1503, l’île est découverte par les portugais et baptisée Mahore. Marquée sur les cartes dès 1527, elle n’intéresse cependant pas les Européens, qui l’évitent.

d’où vient le nom MAHORé dite les peuples MAHORAIS

Mayotte Française

Le 25 avril 1841, le sultan ANDRIANTSOULI, d’origine malgache, cède l’île de Mayotte à la France, représentée par le Commandant PASSOT pour faire échapper l’île aux attaques venues de l’extérieur, notamment des Comores. Mayotte devient alors colonie française. L’esclavage y est aboli dès 1846. Sous le second empire, Mayotte se transforme en société de plantations, recourant à une main d’œuvre immigrée, les « travailleurs engagés ».

De 1886 à 1892, la France établit un protectorat sur les trois autres îles des Comores, l’archipel est alors placé sous l’autorité du gouverneur de Mayotte.

Par la loi du 25 juillet 1912, l’ensemble comorien, dont Mayotte, devient une province de la colonie de « Madagascar et Dépendances ».

Après deux révoltes importantes (l’une en 1915 à la Grande Comore, l’autre en 1940 à Anjouan), l’archipel des Comores obtient le statut de Territoire d’Outre-Mer en 1946 la dotant d’une autonomie administrative, avec pour chef-lieu la ville de Dzaoudzi.

Dès la fin des années 50, le progrès économique et social aux Comores va être occulté par les questions politiques liées à l’autonomie, puis à l’indépendance, et à l’inverse, par la volonté des Mahorais de rester français. La rupture entre Mayotte et le reste des Comores s’effectue pour la première fois au cours des années 1957-1958. Le décret du 22 juillet 1957 qui rend exécutoires les dispositions de la loi-cadre de juin 1956, étend les compétences de l’Assemblée territoriale, crée un Conseil de gouvernement et institutionnalise un gouvernement autonome qui renforce ses pouvoirs sur Mayotte. Le 14 mai 1958, l’Assemblée territoriale vote une motion demandant le transfert de la capitale de Dzaoudzi à Moroni.

 Un référendum sur l’indépendance des îles des Comores est organisé en décembre 1974. Le décompte des voix île par île témoigne du souhait de Mayotte de rester au sein de la République française à 63,8 %. Les Mahorais sont de nouveau consultés en février 1976 : ils plébiscitent à 99,4% le maintien de l’île dans l’ensemble français. La loi du 24 décembre 1976 dote Mayotte d’un statut provisoire de Collectivité Territoriale de la République.

La loi du 22 décembre 1979 réaffirme l’ancrage de Mayotte dans la République française en stipulant que  » l’île de Mayotte fait partie de la République française et ne peut cesser d’y appartenir sans le consentement de sa population ».

Le statut de Mayotte, territoire français inscrit dans la Constitution

Vingt et un ans plus tard, le 27 janvier 2000, un accord sur l’avenir de Mayotte est signé au nom de l’État par le Secrétaire d’État à l’Outre-mer avec le Président du Conseil Général et les principaux partis politiques de l’île. Cet accord, qui se propose de fixer les objectifs communs de l’État et de la Collectivité ainsi que les orientations statutaires, conclut une longue et intense démarche de travail concerté. Conformément aux engagements pris, la population de Mayotte est consultée le 2 juillet 2000 et se prononce à 72,94 % favorable à cet accord. Ce sont les dispositions de cet accord qui vont être traduites dans la loi du 11 juillet 2001.

La loi n°2001-616 du 11 juillet 2001, qui réaffirme l’appartenance de Mayotte à la République, dote l’île du statut de « Collectivité Départementale » et fixe les étapes de la décentralisation. Celle-ci vise essentiellement à transférer le pouvoir exécutif du Préfet au Président du Conseil Général et à mettre en pratique les grands principes régissant l’organisation administrative. 

Mayotte – Culture

Africaine, musulmane et française, Mayotte est à la croisée des chemins et des cultures.

Terre de traditions

La religion musulmane, implantée à Mayotte depuis le XVᵉ siècle, occupe une place majeure dans l’organisation de la société. 95 % de la population de Mayotte est d’obédience musulmane et de rite sunnite, la pratique de l’Islam est réputée modérée.

Le droit local inspiré du droit musulman et des coutumes africaines et malgaches s’applique aux seuls Mahorais ayant conservé leur statut personnel, comme le permet l’article 75 de la Constitution. La loi du 11 juillet 2001 relative à Mayotte maintient l’existence de ce statut civil de droit local et précise les possibilités d’y renoncer au profit du statut civil de droit commun.

Malgré la forte présence de l’Islam, la culture mahoraise est empreinte d’animisme et les rituels mystiques sont encore largement pratiqués, surtout au sein de la communauté d’origine malgache.

Une île sportive et rythmée par les fêtes

La population mahoraise est sportive : clubs de sports collectifs ou individuels sont présents aux quatre coins de l’île.

Les sports aériens (ULM, aviation, parapente…) commencent à trouver leur public, alors que les sports marins (voile, planche à voile, kayak de mer, plongée sous-marine en apnée ou en bouteilles) connaissent très logiquement un succès croissant non démenti.

Football, basket, volley et handball sont les sports collectifs les plus populaires et tous les week-ends les clubs villageois s’affrontent lors des divers championnats.

La course de pneu est une tradition mahoraise que les enfants pratiquent toute l’année mais aussi aux côtés des adultes lors de la grande course annuelle qui a lieu en juillet.

En dehors de la période du Ramadan, les villages sont animés tous les week-ends par les célèbres « bals poussières » que les groupes musicaux animent jusqu’au bout de la nuit.

La musique et la danse sont très présents dans la culture mahoraise et chaque événement de la vie est l’occasion de grandes fêtes : fiançailles et mariages, naissance ou encore passage à la puberté sont des occasions de rassemblement festifs où mbiwis, debah, chigoma ou encore dahira mobilisent parfois les villages entiers.

déba:

Le debaa, deba ou déba est un mélange de danse, de musique et de chant traditionnel pratiqué sur l’île de Mayotte où il est réservé exclusivement aux femmes.

Le debaa peut avoir une signification religieuse, être pratiqué en tant que distraction ou s’apparenter à une compétition entre plusieurs groupes de femmes issus de différents villages.

mbiwis:

Les Mbiwi, sont des claves en bambou que les femmes mahoraises entrechoquent sur un rythme particulier, elle est aussi accompagnée de chants et de danse, traditionnellement pratiqué sur l’île de Mayotte où il est réservé exclusivement aux femmes.

Le mbiwi commence lorsqu’une maman mahoraise se met à chanter et une autre danse en tapant sur les mbiwi, Les femmes sont regroupées en associations qui s’invitent les unes les autres. Ce sont les mamans les plus âgées qui chantent car elles ont appris les paroles quand elles étaient plus jeunes.

chigoma:

Le Chigoma est dansé lors des cérémonies de mariages surtout, mais aussi pendant des évènements heureux ou socialement marquants et culturellement importants. … Composée d’une vingtaine de danseurs, elle a présenté un spectacle gratuit de Chigoma dans la plus pure des traditions de l’Île aux mille Mabawa.

Dahira:

Le dahira, est un chant religieux pratiqué sur l’île de Mayotte. Il est accompagné essentiellement de danse et de chant et est principalement réservé aux hommes. Les femmes peuvent notamment le pratiquer en étant assises.

LES MONUMENTS HISTORIQUE MAHORAIS.

  1. La MOsquée de Tsigoni

La Mosquée royale lorsque Tsingoni était capitale de Mayotte, renommée dans tout l’archipel des Comores, elle témoigne de l’influence shirazienne et swahilie sur l’île. Elle reste un important foyer religieux de Mayotte et un symbole de l’île.

La mosquée a été plusieurs fois remaniée, notamment au xixe siècle, en 1986, en 1991 avec l’édification du minaret, puis en 2004. La mosquée d’origine a été absorbée par les extensions mais reste visible. Plusieurs parties majeures sont d’origine, comme la porte nord et surtout le mihrab en corail sculpté. Partiellement classée monument historique en 2012, elle fait l’objet d’importants travaux de rénovation.la mosquée est donc nommée mosquée royale. Proche de la mer, mais protégée par un éperon rocheux, son port est actif entre le viie siècle et le xve siècle. Un rempart en terre entourait la ville, qui comportait un palais et un tissu urbain de type médina.

Ancienne sucrerie de Soulou

L’ancienne sucrerie de Soulou est une ancienne exploitation de canne à sucre, située au lieu-dit de Soulou, dans la commune de M’Tsangamouji, sur l’île de Mayotte.

Créée en 1856, l’exploitation agricole a appartenu, en 1880, à Jean-Baptiste Aguier. Un cyclone détruit une partie du site, en 1898. Le domaine agricole s’étendait sur 400 hectares

Cheminée de Kawéni:

La cheminée de Kawéni est la cheminée d’une ancienne usine sucrière de Cananga située Mamoudzou sur l’île de Grande-Terre à Mayotte, département d’outre-mer français dans le sud-ouest de l’océan Indien. C’est le seul vestige d’une usine sucrière fondée en 1848 aujourd’hui démolie.

Publié par

gretaarchitecture

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