Tahiti

Tahiti est une île de la Polynésie française (collectivité d’outre-mer) située dans le Sud de l’océan Pacifique. Elle fait partie du groupe des îles du Vent et de l’archipel de la Société. Cette île haute et montagneuse, d’origine volcanique, est entourée d’un récif de corail. L’île est composée de deux parties — Tahiti nui, la plus importante, et Tahiti iti également appelée la Presqu’île, reliées entre elles par l’isthme de Taravao.

Avec 1 042 km2 et 192 760 habitants en 2017, Tahiti est à la fois la plus grande et la plus peuplée des îles de la Polynésie française. Sa surface est comparable à celle de la Martinique ou du Val-d’Oise. L’île concentre l’essentiel des activités économiques de l’archipel polynésien. La ville de Papeete, située sur la côte nord-ouest de l’île, est la capitale de la Polynésie française et en abrite toutes les institutions politiques. Le tourisme contribue fortement à l’économie de l’île, d’autant que Tahiti abrite le seul aéroport international de la Polynésie française, lui donnant le statut de porte d’entrée du territoire.

L’histoire de Tahiti est marquée tout d’abord par le peuplement de l’île par les navigateurs polynésiens, d’origine austronésienne, puis par la découverte de l’île par les explorateurs européens. Les échanges avec les Européens permettent à une famille tahitienne, les Pomare, d’imposer leur autorité sur l’ensemble de l’île. À partir de la fin du XVIIIe siècle, l’île est colonisée par des missionnaires protestants anglais, puis devient protectorat français au milieu du XIXe siècle. L’île devient ensuite une colonie, membre des Établissements français de l’Océanie, avant d’être rattachée à un ensemble d’archipels que le grand public appelle Polynésie française.

Le français est la langue officielle. La langue vernaculaire est le tahitien

Tahiti est la plus haute île de Polynésie. C’est sur Tahiti Nui que se trouve le plus haut sommet de l’île : le mont ʼOrohena, qui culmine à 2 241 mètres2. Tahiti Nui abrite d’autres sommets : le mont Aoraʼi (2 066 m), le mont Mārau (1 493 m) et le Diadème (Te Tara o Maiʼao) (1 321 m). Concernant Tahiti Iti, son plus haut sommet est le mont Ronui, qui atteint 1 332 mètres.L’île de Tahiti est située dans le Nord-Ouest de l’océan Pacifique méridional, à 615 km au nord du tropique du Capricorne. Elle se trouve à 4 084 km au sud de Hawaï, à 4 552 km à l’est de la Nouvelle-Calédonie, à 5 941 km à l’est de Double Island Point, dans le Queensland (Australie) et à 7 334 km à l’ouest de la région d’Aysén au Chili. L’île est localisée à environ 15 355 km de Brest, en Bretagne, avec un décalage horaire de 11 heures lorsque la métropole est à l’heure d’hiver et de 12 heures lorsqu’elle est à l’heure d’été.

L’île se compose de deux parties centrées sur des volcans éteints et reliées par un court bras de terre, l’isthme de Taravao. La plus grande de ces parties, située au nord-ouest, est nommée Tahiti Nui (la Grande Tahiti) tandis que l’autre partie, située au sud-est, est appelée Tahiti Iti (la Petite Tahiti) ou encore la presqu’île de Taiarapu.

Avec 1 042 km2 de superficie, Tahiti est la plus grande île de la Polynésie française. L’île atteint une longueur maximale de 60 km (sur la diagonale nord-ouest – sud-est, presqu’île comprise), et une largeur de 30 km sur la partie principale. Le périmètre total de l’île atteint 190 km, et celui de Tahiti Nui 120 km.Résultat d’images pour Tahiti historique

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                                                           habitation tahitienne

fare traditionnel

Descriptif du fare traditionnel.

La taille habituelle était de 7,2 x 3,6 mètres.

Le toit était posé sur 3 rangées de piliers au centre, hauts de 2,7 mètres, ceux des côtés de 1,20 mètre.

Le sol était recouvert d’un épais tapis de no¯noha (herbe longue et parfumée).

Il n’y avait pas de cloison intérieure, les couples dormaient ensemble, les autres membres de la famille étaient groupés séparément par sexe.

Les maisons étaient parfois édifiées sur une terrasse pavée et le plus souvent sur pilotis à 1,2 mètre du sol près des rivières et de la mer pour se garder de l’humidité.

Vers l’urbanisation

L’urbanisation et la modernisation ont progressivement incité la population à délaisser leurs habitats traditionnels.

Vers 1920, l’essor des exploitants de vanille leur permet de s’offrir des maisons de Les murs et les cloisons sont en bois rouge importé d’Amérique, le toit en tôles est presque plat, un couloir et une terrasse ornée de balustrades et de baies vitrées à petits carreaux la caractérisent.

Dans un tout autre style et après avoir essuyé deux cyclones entre 1982 et 1983, l’administration de Polynésie française a élaboré en 1983 un modèle-type de maison anti-cyclonique, en bois importé, contreplaqué et tôles que la population s’est largement appropriée : le fare MTR*.

La pente est suffisamment prononcée

– pas autant que celle du fare nï’au mais plus que celle des maisons en dur modernes

– pour mieux résister aux vents violents, tout en étant facile à construire et d’un coût de revient particulièrement bas.

Dans les années 1990, le fare de béton, parpaings et toit de tôles presque plat avec terrasse et balustres en ciment, a connu un effet de mode, transformant l’habitat en serre surchauffée, et ce, pour un coût plus élevé dans les îles qui font acheminer tous les matériaux importés (d’Europe, Asie, Amérique) par goélette depuis Tahiti.

Adapté au climat et se fondant parfaitement dans l’environnement, le fare polynésien traditionnel a pourtant largement disparu.

Les causes de cette raréfaction ?

Le temps de préparation  fare traditionnel et le coût des matériaux de construction locaux, mais aussi leur fragilité : un toit en pandanus se change tous les 7 ans en moyenne, en ni’au tous les 5 ans, sans compter le risque d’incendie.

Certains grands projets architecturaux de la ville de Papeete (Assemblée ou Maison de la Culture par exemple) ont réussi le pari de constructions contemporaines rappelant les édifices d’autrefois.

style européen appelées fare vanira, «  maison vanille aujourd’hui, seuls les hôtels, quelques pensions et une poignée de privilégiés continuent de construire des fare.   Résultat d’images pour GIF Clip Art Humour Tahitienne

Drapeau de la Polynésie française
  • Drapeau de la Polynésie française, Tahiti
  • Emblème de la Polynésie française

Le drapeau de la Polynésie française a été adopté en 1984. Il arbore en son centre une pirogue, indispensable pour les Polynésiens pour la pêche, le transport et la communication entre les îles. Les cinq tikis représentent les archipels.

Le drapeau de la Polynésie française

Le drapeau de la Polynésie française est formé de trois bandes horizontales rouge, blanche et rouge (1-2-1) avec les armoiries du Pays au centre de la bande blanche. Il a été adopté le 23 novembre 1984. Il est reconnu officiellement par la République française. Le drapeau est un symbole de liberté, de reconnaissance et de ralliement pour les Polynésiens. Il marque l’identité du Pays à l’occasion de toute manifestation officielle aussi bien en Polynésie française qu’au niveau international.

Le rouge de la famille royale

Le rouge des deux bandes fait référence au maro ura, la ceinture de plumes rouges que seuls les membres de la famille royale avaient le droit de porter. Ces deux bandes de couleur rouge séparées par une bande blanche se retrouvent sur les anciens drapeaux de Tahiti.

Les armoiries dessinées par Alfred Chalons

Les armoiries de la Polynésie française ont été dessinées par Alfred Chalons, professeur de technologie et d’arts plastiques au collège La Mennais de Papeete. Cet emblème témoigne de l’attachement aux valeurs ancestrales, mais c’est aussi un guide pour le présent et le futur.

La pirogue

La pirogue, emblème par excellence de la civilisation polynésienne, est un symbole porteur des valeurs essentielles. C’est l’outil indispensable de subsistance pour la pêche mais aussi le moyen impératif de transport et de communication entre les îles. Elle est aussi « ce vaisseau d’apparat et de conquêtes », à l’époque « attribut sacré des rois et des grands chefs », qui a joué un rôle prépondérant au long des migrations et de la vie des Polynésiens, peuple de la mer.

Aujourd’hui, la société polynésienne est souvent comparée à cette pirogue : l’emblème, démocratisé, traduit le choix d’une organisation sociale basée sur les vertus de courage, d’abnégation et de solidarité. Le rouge de la pirogue rappelle la ceinture de plumes rouges que seuls les membres de la famille royale avaient le droit de porter. Vue de face avec sa voile gonflée, la pirogue double porte cinq tikis, pour les cinq archipels de la Polynésie.

Les rayons du soleil

Les rayons du soleil en arc symbolisent la vie.

Les vagues

Les vagues, qui ferment en bas le cercle, sont le symbole des sources de richesse que l’on peut retirer d’une mer nourricière. Les armoiries sont présentes sur le drapeau et sur le sceau de la Polynésie française.

Le saviez-vous ?

1 Le gouvernement de l’époque, à majorité Tahoera’a Huira’atira, dont le symbole est le fe’i orangé, n’a pu s’empêcher d’apporter sa petite touche. La couleur des rayons du soleil, prévue initialement en jaune d’or par Alfred Chalons, a viré à l’orange, la couleur symbolique de ce parti politique.

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2. Le centre du logo en gros plan, fait apparaître le dessin d’une tête, un peu

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gretaarchitecture

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